J + 28 : bilan DOULEURS ET GENES de l’ostéotomie bimaxillaire

Rappel :

Le contexte : pourquoi une ostéotomie bimaxillaire ?

Récit de l’Ostéotomie bimaxillaire à J + 0

.

.

Les premiers jours après l’opération

Je n’ai pas eu mal proprement dit, mais j’étais très gêné et très encombré par ces mâchoires comme rouillées, ankylosées, que je ne parvenais pas à écarter de plus d’un malheureux centimètre.

A l’hôpital, dès que je sentais que j’avais un peu mal, les infirmières me donnaient de l’anti-douleur en plus via la perfusion.

Quand je me suis réveillé après l’opération, je n’avais pas mal non plus.

En revanche, j’avais l’impression que la mâchoire inférieure était très lourde et que ça tirait sur les articulations vers les oreilles. Je sentais aussi que ça « tirait » là où l’os a été sectionné. C’est pas que ça fait mal, c’est que ce n’est pas comme d’habitude. Et que tous les mouvements que l’on pouvait exécuter avant – bouger les mâchoires, mâcher, s’humidifier la lèvre – sont désormais devenus impossibles.

On « sent » les endroits où les plaques ont été fixées, dans le sens où l’on se rend compte que le montage est fragile. Quand on éternue, par exemple, on a l’impression que tout peut se casser la gueule (je vous rassure, ce n’est pas le cas).

A J + 28, je n’ai absolument plus cette impression. Je peux bouger la tête dans tous les sens, j’ai même dansé sans souci il y a quelques jours. Ça tire un peu sur les plaques, quand on mange, c’est tout.

Le paracétamol et le Dafalgan codéine (500 mg chacun) m’ont paru largement suffisants pour stopper la douleur.

Pour l’ouverture de la bouche, cela va en grandissant, heureusement ! Première semaine : un doigt, et encore ? A J+28, je suis arrivé à deux doigts. Je passe une brosse à dents normale sans souci.

Je sentais les points de suture de façon douloureuse quand je me brossais les dents, lors des deux premières semaines surtout. Le bain de bouche que m’avait prescrit mon chirurgien me brûlait les points de suture et la muqueuse, donc j’ai très vite cessé de le prendre. Je l’ai remplacé par une formule faite maison que j’ai décrite dans cet article.

La muqueuse (l’intérieure de la lèvre, des joues) était très irritée. Surtout celle de la lèvre inférieure. Ma lèvre avait tant gonflé que, je crois, elle frottait plus que de raison contre l’appareil dentaire et les pitons fixés sur mes incisives. J’ai consommé pas mal de cire orthodontique pour me protéger : faites le plein avant l’intervention.

J’ai même développé, sur la muqueuse de la lèvre inférieure, une sorte d’aphte en forme de cloque blanche, comme une ampoule (J+25). Ca me blessait, je l’ai percée et j’ai bien protégé la zone avec de la cire orthodontique. Elle n’est pas revenue.

A J + 28, je continue à protéger ma muqueuse des bagues et des pitons avec de la cire, mais je n’ai quasiment plus mal le reste du temps.

La plus grande source de douleur a été les élastiques que j’ai dû porter devant et sur les côtés à partir de J + 17. Avant, j’en portais pour faire tenir le plan de morsure mais ce n’était pas serré du tout (plus d’explications dans cet article). Les nouveaux, destinés à me faire acquérir une bonne occlusion, m’ont vraiment défoncé. La première journée, ça m’a déprimé, je souffrais pour de bon. Ca tirait sur les articulations, ça forçait sur les dents, un truc de malade. Puis, au bout de deux ou trois jours, ça s’est assoupli.

Le port des élastiques reste néanmoins fort contraignant. Pour les mettre, les premiers temps, je ne cessais de me foutre dedans et d’envoyer claquer l’élastique contre ma lèvre. Et ça fait mal, ça. Croyez-moi. On prend vite le pli, mais ça demande de la dextérité. Les enlever est un peu plus simple.

La pression exercée sur les dents par les élastiques occasionne, parfois, de petites douleurs, comme si on vous obligeait à serrer très fort les dents pendant trop longtemps (c’est précisément le rôle de ces élastiques…).

 

En conclusion, je dirais que cette opération occasionne beaucoup moins de souffrance que de la gêne. C’est chiant de ne pas pouvoir faire ce que l’on veut avec sa bouche et avec ses mâchoires. Les petits bobos de la muqueuse sont bien casse-pieds aussi. Mais tous ces désagréments s’amoindrissent beaucoup à partir de J + 21.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s